Photo Sebastien Rande / CELC

PLANETE LIN

Le lin, une exception européenne N°1 mondial de la production de lin, l’U.E en assure à elle seule 3/4 des volumes annuels. Cette particularité, elle la doit à des sols généreux, à un climat océanique bénéfique, ainsi qu’à tous les savoir-faire qui s’y sont développés.

Un ancrage original sur plus de 71 000 ha* qui se concentrent sur une large bande côtière : de la Normandie au Nord, de la Belgique aux Pays-Bas, de Caen à Amsterdam. Une productivité liée à une alchimie réussie entre respect des traditions et innovation constante, où chaque geste répond à des techniques uniques. Le semis, l’arrachage, le rouissage, le retournage puis l’enroulage, constituent les étapes rigoureuses que le liniculteur observera durant les 100 jours de croissance de la plante. Responsable de la première opération de transformation mécanique de la plante en fibre, le teilleur- l’homme de la plaine – travaille en relation étroite avec l’agriculteur et suit, parcelle par parcelle, chacune des étapes de la culture du lin. Responsable de plusieurs exploitations, il conseille les cultivateurs pour optimiser les récoltes et produire de grands crus, véritables millésimes du lin qui seront ensuite assemblés pour une parfaite homogénéité.

Ce duo de professionnels constitue, avec le climat et le sol, les atouts principaux et non délocalisables du lin européen : une conjugaison d’atouts qui lui confère un avantage concurrentiel déterminant. Recréer ses mêmes conditions ailleurs sur la planète s’avère extrêmement difficile et jusqu’à présent impossible. *71 000 ha de lin cultivés en France, Belgique et Pays-Bas. / 137 650 tonnes de lin teillé en 2013 / Source : C.I.P.A.LIN

 

Photo Sebastien Rande / CELC

 

Le lin, matière premiere de l‘économie durable Dans une économie ouverte aux mouvements industriels sans frontières, avec plus de 7 500 exploitations agricoles dédiées à sa culture et à son teillage, l’activité du lin demeure enracinée dans ses territoires. Véritable modèle à l’échelle européenne, respectueuse de l’environnement, parfaitement traçable dans sa production, le lin revendique son exemplarité et répond à tous les critères sociaux, économiques et écologiques du développement durable.

Généreux et exploitable jusqu’à ses racines, le lin produit 0 déchet : fibres longues, fibres courtes, graines et anas, tout dans la plante est utilisé pour une gamme variée d’applications : textiles, papiers, vernis, huiles, tourteaux, biomatériaux… Une prodigalité étonnante ! Un hectare de lin cultivé donne environ 1 500 kg de lin teillé soit 20 000 kilomètres de fils. De quoi tisser 3 750 m2 de tissus ! Après l’arrachage, les longues racines restées en terre fertilisent et assainissent les sols. Formidable tête d’assolement, la culture de lin est renouvelée en rotation tous les 6 à 7 ans afin d’obtenir une qualité de sol optimale et augmenter les cultures suivantes de 20 à 30%.

Particulièrement sobre, le lin nécessite 0 irrigation – sinon naturelle avec l’eau de pluie – soit une économie annuelle de 850 000 millions de mètres cubes d’eau. Avec une utilisation d’intrants à minima, la culture du lin constitue un atout pour la biodiversité, la préservation des cours d’eau et des nappes phréatiques. Dans un contexte d’empreinte écologique à minimiser, la culture du lin européen affiche des performances enviables : un hectare de lin retient chaque année 3,7 tonnes de CO2, soit plus de 340 000 tonnes d’équivalent carbone* évitées tous les ans, ce qui correspond aux rejets émis par les habitants d’une ville de la taille d’Anvers. *341 887 t de CO2 stockées. Moyenne calculée sur les campagnes 2003/2010 en FR, BE et NL – Source C.I.P.A.LIN).

 

 

Photo Sebastien Rande / CELC

 

 

Le lin, la fibre longue éminemment textile 90% du lin teillé est destiné au marché textile dont 60% à l’habillement (mode) et 30% à l’art de vivre (maison).Les 10% restant sont destinés aux débouchés techniques (composites). http://www.mastersoflinen.com/

 

WIKI LIN : De la plante au fil

La plante

Elle comporte une tige unique d’environ 1 m de hauteur sur laquelle se répartissent  80 à 100 feuilles. La croissance est rapide : le semis a lieu entre le 15 mars et le 15 avril pour une végétation de 100 jours et la fleur, souvent bleue, éclot en juin.

 

L’arrachage

On ne fauche pas le lin, on l’arrache afin de préserver toute la longueur des fibres contenues dans sa tige ! L’arrachage a lieu environ cinq semaines après la floraison, en juillet, lorsque les tiges sont défoliées sur le tiers de leur longueur depuis le sol. Elles sont déposées à même la terre, en andains (nappe de lin d’une largeur d’un mètre) qui donnent aux champs une beauté graphique.

 

Le rouissage

Première phase naturelle de transformation de la plante en fibre, c’est l’alternance de pluie et de soleil qui permet au lin de rouir. Grâce à l’action des micro-organismes et des bactéries présents naturellement sur le sol, le rouissage (de juillet à septembre) élimine la pectine qui soude les fibres textiles entre elles. Pour favoriser un rouissage homogène des tiges, les pailles de lin sont retournées à mi-parcours.

 

Le teillage

Les fibres textiles du lin sont contenues dans l’enveloppe externe de la tige. Pour pouvoir les exploiter, il est nécessaire de les extraire et de les débarrasser du bois présent au centre de la tige (l’anas, valorisé sous forme de paillettes de bois pour le jardinage, les litières animales, l’aggloméré …). Seconde phase de transformation de la plante en fibre, le teillage s’effectue après le ramassage. Processus mécanique spécialisé, ses étapes successives sont l’égrenage, l’étirage, le broyage et le battage. Les fibres obtenues se classent en 2 catégories : fibre longue (le long brin ou filasse) et fibre courte (les étoupes).

 

Le peignage

Première des opérations de filature, le peignage est de plus en plus réalisé par les teilleurs. La fibre est parallélisée, calibrée et étirée sous forme de rubans doux et lustrés prêts à être filés.

 

La filature

 La filature comprend différentes opérations qui permettent de transformer les fibres en fil. Régularisé et étiré, le ruban devient mèche, et est ensuite filé en appliquant une torsion.  Les techniques varient selon le type de fil à produire :

–        La filature « au mouillé ». Un trempage qui facilite le glissement des fibres et permet de réaliser des fils fins (habillement, linge de maison …).

–        La filature « au sec » pour des fils plus rustiques et plus épais (décoration, cordes…)

Mots clés : biodiversité - composites - Décoration - développement durable - écologie - économie durable - empreinte écologique - exemplarité - liniculteur - maison - Masters of Linen - matière - matière première - mode - textile - tissu - zéro déchet - zéro irrigation